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-Il faut qu’il grandisse et moi, que je diminue !

Jean-Baptiste est un modèle pour les chrétiens, qui, d’une certaine manière, sont également les précurseurs et les témoins de Celui qui vient. Nous en savons plus sur Jésus que Jean-Baptiste n’en savait. Cependant, nous devons parfois nous satisfaire des indices donnés par Jésus. Ces signes sont des promesses qui nous sont faites de la part de Dieu. Si aujourd’hui nous ne connaissons qu’imparfaitement Celui dont nous témoignons, nous parviendrons un jour à Le connaître parfaitement, après l’accomplissement de notre mission ici sur terre. Plus nous menons à bien notre mission, plus il dominera au-dessus de nos petites œuvres en tant que Celui qui est toujours plus grand. En effet, celui qui s’approche de Dieu dans la vie spirituelle se rend de plus en plus compte combien il en est loin. Nous prenons conscience de notre petitesse. En même temps, nous éprouverons la joie de pouvoir, par la grâce, aider la mission de Jésus- Christ à se réaliser : « C’est ma joie, et j’en suis comblé. »

Je suis celui qui a été envoyé devant lui. Toutes les actions et l’être même de Jean sont tournés vers l’avenir, vers les actions et l’être d’un autre, le Christ Jésus. Jean se conçoit seulement en tant que serviteur de cet Autre. Il trouve la réalisation de sa vocation en Le servant. L’humilité de Jean parle de Celui dont il témoigne. Le Christ est le premier à nous apprendre à nous donner. Tant de passages dans l’évangile l’illustrent : sa naissance dans une crèche, le lavement des pieds de ses disciples, ses trente années d’obéissance et de silence vécues à Nazareth… Jésus lui-même évoque la nécessité d’acquérir la vraie humilité : « Si vous ne redevenez pas comme des petits enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux » (Mt 18,3).

Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue. Notre plus grande gloire est de reconnaître les œuvres du Tout-puissant en nos vies, comme nous le dit ces paroles de Marie : « Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon sauveur, parce que il a jeté les yeux sur son humble servante. Oui, désormais toutes les générations me diront bienheureuse, car le Tout-puissant a fait pour moi de grandes choses. Saint est son nom « (Luc 1, 47-49). Est-ce que je sais rendre grâce à Dieu pour tout ce qu’il a fait pour moi dans ma vie ? Ai-je conscience que je ne suis pas capable même du plus petit geste de bonté sans son aide ? En mon travail pour le Règne, est-ce que je cherche à m’effacer pour que le Christ grandisse ? Ou est-ce que mon orgueil et ma vanité sont des obstacles à l’accomplissement de son œuvre ?

Dialogue avec le Christ Seigneur Jésus, aide-moi à prendre en exemple Saint Jean le Baptiste. Que je me contente de la place que tu as voulu me donner dans le monde, comme étant la meilleure et la plus belle pour moi. Je suis indigne de tous tes dons : rien de ce que je pourrais faire mériterait ton amour. Remplis-moi, Seigneur, de gratitude. Donne-moi un cœur humble et plein d’amour pour toi et pour ton œuvre.

Source : catholique.org

Pere pascal

Père Pascal

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