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-L’AFFAIRE DU CHILI

L’AFFAIRE DU CHILI : COURAGE DRAMATIQUE DU PAPE FRANÇOIS

La démission collective des évêques chiliens, les paroles et les décisions du pape, sont un événement qui va marquer le siècle :

Convoqués par le pape, les évêques du Chili ont avoué leur comportement néfaste dans les affaires de pédophilie – et présenté leur démission collective.

Le pape a fait sa propre autocritique, toujours par rapport au dossier chilien.
Double action sans précédent, proportionnée au mystère d’iniquité qu’est la pédophilie de prêtres !

Cette épidémie infernale avait gangrené une partie de l’Eglise occidentale et latino-américaine : une situation accumulée depuis quarante ans, et contre laquelle Benoît XVI avait engagé la lutte après un terrible discours. Mais cette situation était protégée par des complicités remontant jusqu’à la Curie romaine, auxquelles se sont heurtés Benoît XVI puis François.

Benoît XVI épuisé a fini par résigner sa charge. François, décidé au début de son pontificat à porter un fer rouge dans la pourriture, s’est trouvé en butte à l’hostilité d’un réseau mêlant passéisme politico-religieux et liens financiers ; acharné à saboter l’action de « Bergoglio » dans tous les domaines, ce réseau a saboté notamment la lutte contre les pédophiles, ce qui a provoqué le départ indigné de plusieurs membres laïcs de la commission internationale nommée par le pape.
Mais il y a eu l’affaire du Chili. Circonvenu et désinformé par des évêques ultra-conservateurs qui taxaient de « gauchisme » les plaintes des victimes, François s’est laissé placer en porte-à-faux : d’où sa très malencontreuse affirmation sur le dossier chilien, en écho à ce qu’on lui avait fait croire…
Puis il a compris. Dès lors rien n’a pu l’arrêter : ni le souci de sa sécurité, ni l’ampleur du séisme nécessaire, ni l’éventualité d’une propagation de ce séisme à d’autres pays.
La masse des non-croyants, scandalisés de longue date par la pédophilie de prêtres, approuvent la radicalité des mesures papales.

Un certain nombre de croyants auront du mal à les admettre. Ceux-là niaient depuis dix ans l’immensité du désastre, et ne voulaient pas voir que le scandale pédophile était le pire obstacle à l’évangélisation en notre temps ; l’évangélisation n’était d’ailleurs pas le premier souci de ces milieux, trop introvertis pour saisir le sens de l’appel aux « périphéries ».

Souhaitons que le séisme chilien et le courage dramatique du pape soit l’occasion pour eux d’une prise de conscience.
Et prions pour François.

Patrice de Plunkett

Journaliste et chroniqueur sur Radio N-Dame

 

Pere pascal

Père Pascal

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