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-Défendre les plus fragiles, tous les plus fragiles 

Depuis le mois d’août, j’entends beaucoup d’idées reçues auxquelles mon expérience permet maintenant de répondre :

  • On créerait un appel d’air en donnant à manger aux migrants et en leur proposant un matelas.

En vérité, ils sont là, nombreux, de l’autre côté des Alpes. Que fait-on en Europe pour aider l’Italie ?

  • On pourrait distinguer migrants économiques et réfugiés politiques, les premiers n’ayant pas vocation à rester sur le territoire national.

Cette distinction est de plus en plus floue. C’est bien en grande partie pour des raisons politiques que les conditions de vie sont déplorables dans leurs pays. Que fait-on pour aider à la bonne gouvernance et au développement des pays d’origine ?

  • On favoriserait la délinquance et le chômage.

Mais il n’y a aucune délinquance de la part des mineurs migrants que l’on accueille dans les paroisses et au Secours catholique à Gap et à Briançon. Ils ont tellement souffert qu’ils sont des mineurs mûrs et responsables. Et ils n’ont pas l’âge de travailler, mais d’aller au lycée. Pourquoi ne peut-on les prendre au lycée dès leur arrivée, même pour peu de temps ?

  • On ne s’occuperait pas de la misère des gens chez nous en s’occupant des migrants.

Je peux vous dire que les actions du Secours catholique et des autres associations envers les personnes qui ont besoin d’aide dans les Hautes-Alpes n’ont en rien diminué. Qui est prêt à venir donner un coup de main au Secours catholique ?

  • On s’occuperait des migrants et pas des autres questions de la doctrine sociale de l’Église.

C’est ma joie d’être évêque de l’Église catholique qui défend les plus fragiles, migrants et réfugiés, malades en fin de vie, enfants à naître. Essayons d’être cohérents. Qui est prêt à défendre à la fois le migrant et l’enfant à naître ?

Pour conclure, je citerai la lettre encyclique du pape Benoît XVI (Caritas in veritate, 2009): « Il faut qu’il y ait un renouveau de la pensée pour mieux comprendre ce qu’implique le fait que nous formons une famille. »

 

Mgr Xavier Malle, évêque de Gap

 

Pere pascal

Père Pascal

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