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-Où sont les hommes ?

Je dois vous l’avouer, cela fait bien longtemps que ces lignes me démangent. Il faut dire que j’ai des circonstances atténuantes. Je célèbre la messe tous les jours depuis plus de vingt ans. J’accompagne des équipes de catéchistes et j’anime l’accueil et différentes formes de prière dans les paroisses depuis le même nombre d’années. Voilà autant d’événements et de rencontres qui m’amènent à cette question, même si à Méru, cela est moins catastrophique qu’ailleurs : où sont les hommes ?

La pratique de la messe en semaine ou des exercices de piété seraient-ils, dans l’esprit masculin, une dévotion essentiellement féminine ? La transmission de la foi aux enfants doit-elle relever uniquement de l’engagement des « dames caté » ? Les hommes ont-ils autre chose à faire, je n’ose le dire, de plus important… ?

Je me pose vraiment la question. N’y a-t-il pas derrière ce phénomène, que je ne suis pas le seul de mon espèce à constater, comme une idée qui demeure que l’évangélisation et la vie spirituelle qui va avec, restent secondaires ? Ou, pour le dire plus clairement encore, que c’est juste bon pour les dames désœuvrées !?

Car les vieux arguments ne tiennent plus… J’en veux pour preuve que la grande majorité des femmes engagées aujourd’hui dans la catéchèse exerce une activité professionnelle. Elles assument bien souvent cet engagement en plus de leur travail et de leur famille. Leur rythme de vie n’a donc rien à envier à celui de bien des hommes, et pourtant… Pourtant, je constate une pauvreté du masculin dans bien des domaines de la vie de l’Eglise…

Aussi, tout en rendant grâce pour cette présence féminine qui apporte tant d’intériorité, à l’image de la vierge Marie qui méditait en son cœur, je lance un appel aux consciences viriles ! Retrouvez, par l’exemple de vos épouses, de vos mères, de vos filles… retrouvez la joie intime de la conversation avec le Christ.

En ce temps qui nous prépare à Noël, prenez exemple sur Saint Joseph qui acceptât d’entendre ce qui lui était dit en songe et de se mettre à l’école de son épouse… Son obéissance spontanée à la Parole de Dieu lui a permis d’être père au-delà de ce qu’il pouvait imaginer. En assumant sa mission de témoin, il a eu la joie indicible de voir grandir, en celui qu’il reçût comme Fils, l’Amour même de Dieu. Messieurs, à votre tour, ne vous privez pas de cette joie !

Pere pascal

Père Pascal

 

« Saint Joseph est le modèle des humbles, que le christianisme élève vers de grands destins; il est la preuve que, pour être de bons et authentiques disciples du Christ, il n’y a pas besoin de «grandes choses»: il faut seulement des vertus communes, humaines, simples, mais vraies et authentiques ». (Bx Paul VI)

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