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-Extrait de l’audience du 8 novembre 2017 du pape François

L’Eucharistie est un événement merveilleux dans lequel Jésus-Christ, notre vie, se rend présent. Participer à la messe, « c’est vivre une autre fois la passion et la mort rédemptrice du Seigneur. C’est une théophanie : le Seigneur se rend présent sur l’autel pour être offert au Père pour le salut du monde » (Homélie de la messe, Maison Sainte-Marthe, 10 février 2014). Le Seigneur est là avec nous, présent. Si souvent, nous y allons, nous regardons les choses, nous bavardons entre nous pendant que le prêtre célèbre l’Eucharistie… et nous ne célébrons pas près de lui. Mais c’est le Seigneur ! Si, aujourd’hui, le président de la République ou quelque personnage très important du monde venait ici, il est certain que nous serions tous à ses côtés, que nous voudrions le saluer. Mais réfléchis : quand tu vas à la messe, le Seigneur est là ! Et tu es distrait. C’est le Seigneur ! Nous devons y réfléchir. « Père, c’est que les messes sont ennuyeuses. – Mais que dis-tu, le Seigneur est ennuyeux ? – Non, non, la messe non, mais les prêtres. – Ah, il faut que les prêtres se convertissent, mais c’est le Seigneur qui est là ! ». Compris ? Ne l’oubliez pas ! « Participer à la messe, c’est vivre une autre fois la passion et la mort rédemptrice du Seigneur ».

Essayons maintenant de nous poser quelques questions simples. Par exemple, pourquoi fait-on le signe de croix et l’acte pénitentiel au début de la messe ? Et ici, je voudrais ouvrir une parenthèse. Vous avez vu comment les enfants font le signe de croix. Tu ne sais pas ce qu’ils font, si c’est le signe de croix ou un dessin. Ils font comme cela [il fait un geste confus]. Il faut enseigner aux enfants à bien faire le signe de croix. C’est ainsi que commence la messe, ainsi que commence la vie, ainsi que commence la journée. Cela veut dire que nous sommes rachetés par la croix du Seigneur. Regardez les enfants et enseignez-leur à bien faire le signe de croix. Et ces Lectures, pendant la messe, pourquoi sont-elles là ? Pourquoi lit-on trois lectures le dimanche et deux les autres jours ? Ou encore, pourquoi, à un certain moment, le prêtre qui préside la célébration dit-il : « Élevons notre cœur ? ». Il ne dit pas : « Élevons nos portables pour faire une photo ! ». Non, ce n’est pas bien ! Et je vous dis que cela me procure beaucoup de tristesse quand je célèbre ici, sur la Place ou dans la Basilique, et que je vois tous ces portables levés, non seulement ceux des fidèles, mais aussi ceux de certains prêtres et même d’évêques. Mais s’il vous plaît ! La messe n’est pas un spectacle : c’est aller à la rencontre de la passion et de la résurrection du Seigneur. C’est pourquoi le prêtre dit : « Élevons notre cœur ». Qu’est-ce que cela veut dire ? Souvenez-vous, pas de portables ! Il est très important de revenir aux fondements, de redécouvrir ce qui est l’essentiel, à travers ce qu’on touche et voit dans la célébration des sacrements. La question de l’apôtre saint Thomas (Jn 20,25), de pouvoir voir et toucher les blessures des clous dans le corps de Jésus, est le désir de pouvoir d’une certaine manière « toucher » Dieu pour croire en lui. Ce que saint Thomas demande au Seigneur est ce dont nous avons tous besoin : le voir, et le toucher pour pouvoir le reconnaître. Les sacrements viennent au devant de cette exigence humaine. Les sacrements, et la célébration eucharistique en particulier, sont les signes de l’amour de Dieu, les voies privilégiées pour le rencontrer.

Pape François

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