Aller au contenu principal

-L’Ascension, merveilleuse nouvelle

Longtemps, pour moi, Ascension a rimé avec séparation voire abandon. Non sans raison, il est bien vrai que l’ascension commémore un départ, la fin du passage de Jésus sur notre terre. Faut-il y voir une perte et s’en attrister ? Le Christ, qui a prévu cette réaction explique au contraire à ses disciples : « il vaut mieux pour vous que je m’en aille, car, si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l’enverrai » (Jn 16,7). Voilà qui change tout ; la perte devient gain, le départ est une glorification, la séparation même comporte la promesse d’une union étroite que rien ne pourra rompre : « et moi je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » Comme le dit la belle préface de l’Ascension, Jésus « ne s’évade pas de notre condition humaine » comme s’il avait hâte d’en avoir fini avec le monde et les hommes ! « Mais en entrant le premier dans le royaume, il donne aux membres de son corps l’espérance de le rejoindre un jour ». Oui, notre place est préparée au ciel, à coté de notre Seigneur. Tant que nous sommes en chemin ici-bas, nous sommes ses ambassadeurs, pour proclamer son nom jusqu’aux extrémités de la terre, avec l’assistance de l’Esprit. Réjouissons-nous, émerveillons-nous de la confiance que le Christ nous témoigne, de l’honneur qu’il nous fait. L’Ascension est le déploiement et le couronnement céleste de la résurrection. Puisque nous vivons de la vie de Dieu, nous sommes destinés à entrer dans sa gloire.

Christelle Javary

« Courage, mon ami ! Ne vous découragez pas ; regardez le ciel, cette demeure sainte et permanente ; ouvrez les yeux, et vous verrez votre Dieu qui vous tend la main pour vous attirer à lui. Oui, mon ami, il vous fera comme l’on fit à Mardochée, pour publier la grandeur de vos victoires sur le monde et sur le démon. Le roi Assuérus, pour reconnaître les bienfaits de son général, voulut le faire monter sur son char de triomphe avec un héraut qui marchait devant lui, criant : « C’est ainsi que le roi récompense les services qu’on lui a rendus. » Mon ami, si dans ce moment Dieu présentait à nos yeux un de ces bienheureux dans tout l’éclat de la gloire dont il est revêtu dans le ciel, qu’il nous montrât ces joies, ces douceurs, ces délices dont les saints sont inondés dans la céleste patrie, et qu’il nous criât à tous : « Ô hommes ! Pourquoi n’aimez-vous pas votre Dieu ? Pourquoi ne travaillez-vous pas à mériter un si grand bien ? Levez les yeux de votre âme vers le ciel, portez vos regards vers ce beau ciel et vous trouverez votre bonheur parfait ! » Mon frère, regarde ces torrents de délices que Jésus Christ te prépare dans la céleste patrie ! »

Saint Jean Marie Vianney

 

Non classé