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-Il est bon de vivre ensemble et d’être unis

Les premiers disciples, nous disent les actes des apôtres dans le passage qui nous sert de référence, étaient également « assidus à la communion fraternelle ». « Ils vivaient tous ensemble », d’un « même cœur » ils priaient et « prenaient leurs repas ». (Cf. Ac 2, 42-47)

La vie fraternelle est ce troisième essentiel nécessaire et indispensable pour mesurer la bonne santé d’une communauté de disciples. La vie fraternelle ! Voilà bien un point sur lequel il s’agit de nous arrêter. Comme le chante le psaume 132 « Il est bon, il est doux pour des frères de vivre ensemble et d’être unis… »

Jésus, dans l’évangile, fait même de cette communion entre les disciples la condition du véritable témoignage. Nous l’avons réentendu il y a deux semaines :   « que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. » ou encore : « Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » (Jn 13, 35)

Ainsi pour dire l’extraordinaire importance de la vie fraternelle, il suffit de méditer les écritures et d’entendre Jésus lui-même nous interpeller : « Aimez-vous comme je vous ai aimé ! » Les bonnes relations entre membres de la communauté ne sont pas une option. Elles sont vitales. Il en va de notre crédibilité devant les hommes.

Personnellement, je ne m’explique pas que nous puissions faire consciemment si peu de cas de ces paroles pourtant claires du Seigneur. Il s’agit de nous aimer ! Les premiers disciples vivaient ensemble… Aujourd’hui, certains en arrivent à ne même plus pouvoir prier ensemble ! Ou plus simplement, nous nous ignorons pieusement mais surement, les uns les autres, en nous croisant pour la messe…

Je vous invite à beaucoup prier. Pour que le Seigneur nous pardonne ces offenses commises contre son nom. Pour que le pardon circule enfin entre nous. Pour qu’augmente la charité entre tous. Ce ne sont pas là que de gentilles intentions. C’est de notre salut dont il s’agit. Ni plus ni moins. « Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! » (Mt 13, 9)

Père Pascal