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-Venez, adorons le Seigneur !

Bravo ! Vous avez parfaitement, j’en suis sûr, mémorisé les cinq attitudes qui fondent une communauté chrétienne et qui lui permettent de se déployer. Je vais vous inviter maintenant à les considérer une par une. Aucune n’étant facultative, regardons comment nous stimuler ensemble sur chacun de ces essentiels !

La communauté de Jérusalem était donc « assidue » à la prière. Cela semble évident n’est-ce pas ? Pourtant, attardons-nous un peu sur cette évidence.

Comment qualifieriez-vous votre propre prière ? Prenez votre temps… faites monter au cœur le lien qui vous unit intimement au Christ. Quelle est la parole de l’écriture qui, en ce moment ou depuis longtemps, vous est une lumière posée sur votre route ? Choisissez-la.

Quel visage a Jésus pour vous ? Comment prenez vous le temps de vous adresser à Lui, de lui dire votre amour ? Vous conviendrez que ces questions, certes intrusives, nous amènent directement à l’ultime, au décisif. Sans cet attachement profond à la personne même du Christ, pouvons-nous vraiment nous reconnaître « de Lui » ?

Bien. Mais j’en n’ai pas fini avec mes questions !

Notre lien personnel au Seigneur étant resserré, il convient de faire la lumière sur notre prière communautaire, à la manière des premiers disciples ! Saint Cyprien de Carthage, dès le troisième siècle, enseignait cette belle certitude : « On ne peut avoir Dieu pour Père si on n’a pas l’Église pour Mère ».

Uni à Jésus, je suis alors aussi uni à son corps qui est l’Eglise. « C’est tout un ! » s’exclamait Ste Jeanne d’Arc se consumant déjà d’amour… ! L’Eglise, ici à Méru, prend la forme de la communauté paroissiale. Et l’Eglise qui est à Méru ne peut exister sans la présence priante de tous les disciples de Jésus qui la composent.

Au cours de la messe évidement, mais aussi dans l’adoration, dans la louange, le chapelet, etc… nous ne présentons pas que nous-mêmes. Nous offrons ensemble les hommes et les femmes de notre paroisse qui ont soif de connaître le Christ et d’en vivre. Nous prions « pour la gloire de Dieu et le Salut du monde ». Et ça, à la messe, c’est bien vous qui le dites !

Bref, vous l’avez compris, il y a urgence, pour la mission, que personne ne néglige plus les rassemblements auxquels le Christ nous convoque. Le Christ, pas le curé. Le Christ !

Fin de la première leçon ! Bonne semaine.

Père Pascal